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Greffes |
Le traitement de toute affection qui atteint de façon durable la transparence de la cornée est la kératoplastie.
La kératoplastie a pour but de remplacer une portion de cornée malade et opaque par un greffon transparent prélevé sur un sujet lui-même (kératoplastie autologue) soit sur un donneur (kératoplastie hétérologue).
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KÉRATOPLASTIE HÉTÉROLOQUE |
Elle utilise un greffon transparent prélevé sur un donneur. Cette greffe peut porter sur une partie de l’épaisseur de la cornée (kératoplastie lamellaire), soit sur toute l’épaisseur de la cornée (kératoplastie transfixiante).
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KÉRATOPLASTIE TRANSFIXIANTE |
Elle consiste à remplacer un disque de cornée malade par un disque de même taille prélevé sur un œil de cadavre. Il s’agit d’une véritable greffe avec tous les problèmes immunologiques que cela comporte.
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PROBLÈMES IMMUNOLOGIQUES |
La kératoplastie transfixiante a été la première greffe réalisée. Cela a été rendu possible par l’absence de vaisseaux au niveau de la cornée saine, ce qui réduit considérablement l’apport d’anticorps.
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LES TECHNIQUES |
On emploie en général des greffons circulaires de 7 à 8 mm, des greffons de plus grande taille sont techniquement réalisables, mais déclenchent des réactions immunitaires plus fortes. Une fois le greffon trépané sur le donneur, on fera sur le receveur une trépanation de diamètre identique. Il est important que le centrage soit rigoureux. Une iridectomie périphérique évite le blocage pupillaire. Le greffon est structuré alors par un monofilament 9 ou 10/0, le plus souvent en surjet, la chambre antérieure est reconstituée avec de l’air ou du healon.
La kératoplastie peut s’associer à d’autres manœuvres : extraction du cristallin, extraction avec implant, trabéculectomie. Les suites opératoires sont le plus souvent simples. Les principales complications sont :
- l’infection souvent liée au greffon et à ses conditions de prélèvement ;
- le syndrome d’Urrets-Zavalia : il survient dans les jours qui suivent l’opération, se manifestant par la triade : mydriase, hypertonie, atrophie irienne. L’étiologie reste discutée. Le syndrome peut survenir en dehors de toute dilatation médicamenteuse et correspond sans doute à une ischémie irienne. Le meilleur traitement du syndrome est l’instillation à la guanéthidine suivie après quelques heures de pilocarpine ;
- le rejet : c’est la complication majeure. Les signes d’appel sont les signes inflammatoires, l’œdème cornéen et les précipités. Il est souvent possible de freiner ces phénomènes de rejet par corticothérapie.
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LE TRAITEMENT |
Le traitement post-opératoire d’une kératoplastie est dominé par le risque immunologique. Tout le problème est donc de préciser les indications de l’intervention et la corticothérapie.
Nous sommes accrédités (Dr Reux et Dr Briat) à réaliser des greffes de cornée (inscription auprès de l'Etablissement Français des Greffes) au sein de notre établissement de soins : centre Médico Chirurgical de l'Atlantique.
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